J4_le 15 avril

Le matin:
Lever 9h, la fatigue commence à se faire sentir, les minois sont pâles.
Après trois quart d’heure de retard et quarante cigarettes devant l’hôtel,
le bus se montre enfin. Chacun prend place pour un trajet d’une petite
heure.
Direction l’usine Boffi: fabricant de cuisines et salles de bains sur
mesure, et uniquement sur commande. Toute la chaine de production est
située en Italie et riche de deux cent employés, dont la moitié d’ouvriers.
L’usine est de taille modeste, mais la qualité des produits n’en n’est pas
moins grande. Le procédé de fabrication des revêtement est un secret de la
maison, la rigueur est de mise et les employés conservent le chic
vestimentaire typiquement milanais au sein de l’usine. La visite s’effectue
comme celle d’un musée, avec retransmission des commentaires dans de
petites oreillettes. Au son mélodieux de la voix d’Anna nous avons
déambulés à travers les ateliers. Sans faire cas de notre air ridicule,
affublés de ces petits casques sur la tête, notre guide, employé de
l’usine, a fait preuve d’une grande patience avec les petits moutons égarés
du groupe, et nous a ravis d’une multitude d’informations et de détails sur
les process de fabrication.

Nous allons vous raconter ces étapes dans l’ordre où elles nous ont été
présentées.
La première étape fût celle des finitions. La machine est assez imposante,
elle dépose une couche de vernis. A la fin de la phase de vernissage,
s’opère un contrôle de qualité très strict. Chaque pièce est alors
étiquetée à la main comme une carte d’identité. La philosophie de cette
entreprise se situe dans la fait que leur production industrielle,
nécessitant l’intervention de l’homme, débouche sur un travail de qualité.
Nous devons préciser que cette énorme machine est récente et que le vernis
est posé à l’eau. Cette préoccupation environnementale vient comme
l’anticipation d’une norme qui s’appliquera peut être bientôt à bon nombre
d’entreprise. Cette technologie de vernis mono-composant à l’eau fixe les
molécules avec une lampe à UV. La finition tactile est tout à fait
exceptionnelle, en raison des neuf couches, soit deux millimètres de
vernis. Puis ensuite le ponçage se fait en phases successives, contrôlés
par le technicien. La dernière étape de ponçage détermine la couleur
choisie par le client. Viennent ensuite, le lustrage et le polissage, qui
donnera un aspect brillant et très réfléchissant. Il «s’apparente à l’éclat
du diamant», selon notre guide. Boffi détient le record mondial du degrés
de brillance des «Cent Gloss» (unité de mesure). Même si nos yeux de
novices n’ont pas saisi l’intensité de cet éclat, il n’en n’est pas moins
sûr que le processus est long, difficile et coûteux.
La dernière salle contient le courrier du jour. En jetant un oeil sur les
lieux d’expédition, nous avons constatés que les précieux colis sont à
destination des quatre coins du monde. Ce qui nous a fait réalisé que le
rendement d’une journée est assez conséquent!

La pose déjeuner,
dans un café restaurant: buffet à huit euros, dont six euros rien que
pour l’huile d’olive! Histoire d’en avoir pour leur argent, certains ont
fait craquer l’assiette et leur ceinture par la même occasion.

L’ après midi:
Nous prenons le métro pour aller au salon… Sur le site Rho Fiera. Nous
n’avons  uniquement visité le Salone Satellite.  L’ appréciation générale était plutôt décevante. Compte tenu du
fait qu’il s’agissait d’un salon destiné aux jeunes designers, nous
attendions bien plus d’audace de leur part. Malgré tout, certains objets
présentaient un intérêt notoire, d’ où un petit repos mérité au soleil
devant l’entrée.

La fin d’après midi:
Retour au centre ville.
Visite du show room brésilien qui exposait une interprétation du «Monsieur
Patate» dans sa version ballon de football.

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